Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de 3 choses : le lancement de mon activité de freelance, l’importance de s’accorder du temps et l’obligation d’aimer ce que l’on fait pour être performant.

Dans cet article, je vais vous raconter comment j’ai découvert le freelancing, comment et pourquoi je m’en suis éloigné, et pourquoi je m’y consacre pleinement aujourd’hui.

First thing first, comment j’ai découvert le freelancing ?

Salariat + Freelancing

Pendant 3 ans j’ai occupé une activité de freelance en gestion de projet digital (en parallèle de différents postes en CDI). J’ai découvert ce statut avec crème de la crème, qui proposait à l’époque “les meilleurs étudiants freelances” à un panel d’entreprises désireuses de tester le modèle. 

Très vite, je crée mon statut, je signe mes premiers devis, remplis mes premières missions et accompagne mes premiers clients. Le modèle me plaît, mes clients sont satisfaits et je monte en compétences. 

C’est en 2018 que tout s’accélère : je termine un bachelor en marketing digital et je pars travailler à Londres, dans une agence de marketing.

Je prends mes fonctions à un poste d’account manager (à mi-chemin entre de la gestion commerciale et opérationnelle). 

Mon travail ? Coordonner les équipes de marketing, de design et de développement pour un portefeuille d’une vingtaine de clients. On bosse pour des clients nationaux et internationaux et j’ai surtout affaire à des directeurs marketing et des chargés de développement. Les budgets sont variés et les projets vont de 10K£ à 100K£.

À côté de ça, je bosse toujours en freelance, pour mes clients en France et mes nouveaux clients au UK. J’adore ce que je fais, l’agence cartonne, les projets sont incroyables, et côté free, mes clients sont ravis. Je travaille 7 jours sur 7, j’ai 22 ans, je monte en compétences tous les jours et je gagne beaucoup d’argent. En plus je vis à Londres, que demander de plus ?

La prise de conscience : je ne suis pas une machine. 

Comme il fallait s’y attendre, j’explose au bout de quelques mois. Je travaille jour et nuit, je manque de sommeil, je deviens irascible et je commence à perdre pied. Je me bats contre les deadlines et je commence à ressentir une intense fatigue physique et mentale. 

Au départ, je ne comprends pas ce qu’il se passe. Je rentre quelques jours en France, je vais voir mon médecin qui me dit que je devrais ralentir et lever un peu le pied. 

Il évoque le burn-out

Pour moi c’est des conneries, on ne fait pas un burn-out à 22 ans. D’ailleurs, on ne fait pas de burn-out du tout en fait. C’est un terme qui a été inventé par de gens qui ne veulent pas assumer leurs responsabilités professionnelles. 

Je retourne à Londres, je continue à bosser tous les jours jusqu’à perdre connaissance un soir dans le métro, sans raison apparente, en rentrant d’un rendez-vous avec un client. 

À ce moment-là, je commence à m’inquiéter. 

Je retourne en France quelques jours plus tard. À ma sortie de l’avion, je décide de prendre du temps pour moi et aller à cette soirée que mes amis organisent.

Je perds de nouveau connaissance ce soir-là. 

OK, je fais un burn-out. 

Retour à la réalité : je m’éloigne (pas complètement) de l’entrepreneuriat et du freelancing. 

Je décide alors de repartir à Londres pour annoncer à mes collèges que je quitte l’agence. Je rends l’appartement que j’occupe, je fais mes valises et une semaine plus tard, je suis de retour en France, pour de bon. 

Je prends quelques semaines de repos, mais, très vite, j’ai envie d’entreprendre de nouveaux projets. Je veux m’éloigner du freelancing, mais pas complètement. À ce stade, je cherche surtout une sécurité et des horaires fixes avec un salaire fixe. Je ne veux plus passer mon temps à courir après les clients.

Je vois que crème de la crème, justement, cherche des account manager pour renforcer son équipe sales. Je postule, j’obtiens un entretien, et dans les trois semaines qui suivent, je m’installe à Paris et je commence à bosser chez eux. 

C’est le compromis idéal, je suis engagé en tant que freelance, donc je suis assez libre, et en même temps, j’ai des horaires fixes avec un salaire fixe ainsi qu’un variable. En plus, la boîte est cool, les employés sont jeunes, tous très intéressants puisqu’avec des parcours différents et j’échange avec des freelances toute la journée. 

Le seul bémol, c’est que je commence à rapidement m’ennuyer sur ce poste très commercial. Je quitte donc la boîte 6 mois plus tard. 

Là encore, je quitte Paris, je reviens m’installer à Bordeaux pour prendre un poste de Business Developer dans une jeune start-up qui vient tout juste de lever quelques millions : Loisirs Enchères. La boîte est incroyable, les bureaux sont magnifiques et l’équipe est super. Malheureusement, j’occupe de nouveau un poste commercial avec peu ou pas d’action marketing associée aux missions.

“Chassez le naturel, il revient au galop.”

Pendants les 6 mois que je passe chez Loisirs Enchères, je commence à écouter beaucoup de podcasts, notamment celui d’Alexis Minchella (que j’ai connu à l’époque de crème). Ce jour-là, il interview Charlotte Appietto, fondatrice de “Pose ta Dem’”. Son message est clair : “Change de job, change de vie”.

Vous voyez où je veux en venir ? Oui, je vais ENCORE quitter mon job.

À la fin du podcast, je n’ai qu’une seule idée en tête : il faut que fasse part ma directrice commerciale que je souhaite démissionner. J’appréhende un peu leur réaction : ça fait 6 mois que je suis là, ils ont investi du temps et de l’énergie pour moi, je suis à un poste important et je n’ai pas envie de les laisser tomber.

Finalement, ils comprennent parfaitement mon choix et me remercient même de mon honnêteté. Pour ça, je leur suis très reconnaissant. 

D’ailleurs, ce jour-là, je comprends deux choses.

La première : ça ne sert à rien de travailler pour un client pour qui tu n’as pas envie de travailler ou d’être à un poste auquel tu n’as pas envie d’être. 

La seconde : il ne faut jamais hésiter à dialoguer avec son client ou sa hiérarchie quand on se retrouve dans une impasse ou quand la situation ne nous convient pas.

Et maintenant ? De Business Developer, Account Manager à Chef de Projet Digital Freelance.

Aujourd’hui, je me consacre pleinement au freelancing. Ce n’est pas aussi facile qu’on pourrait le penser (j’aurais l’occasion d’y revenir une prochaine fois sur le blog) mais j’ai une liberté qui n’a pas de prix : je choisi moi-même mes missions, je travaille quand je veux et pour qui je veux.

J’en ai d’ailleurs parlé avec Romain Limmois. Son job à lui, c’est d’accompagner les entreprises et les entrepreneur.es dans leur (personal) branding. 

On a parlé positionnement et développement personnel et la première question qu’il m’a posée, c’est : “Qu’est-ce qui te fait plaît le plus, au-delà de te rapporter de l’argent dans l’immédiat ?” 

J’ai pas mal réfléchi à la question et la réponse naturelle a été celle-ci : 

J’aime accompagner les TPE, les PME et les entrepreneur.es sur le développement de leur présence digitale. Je veux mettre à profit mes compétences en gestion de projet, en maketing, en dev WordPress et en business development pour prendre part à la réussite de projets à taille humaine.

Je me définis donc naturellement comme un chef de projet digital. J’ai plusieurs casquettes qui me permettent de proposer un service sur-mesure adapté à des petites structures.

Dans mon prochain article, je vous parlerai un peu plus de personal branding et de l’importance de créer du contenu pour se démarquer et exister au niveau digital.

D’ici là, dites-moi ce que vous pensez de tout ça en commentaires. ✌🏻 

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